Sarah Nicolas

École Condé Paris, master 2, diplôme 2011

Contact : sarahnicolas56@hotmail.fr

 

Réhabilitation d’un patrimoine – Un château d’eau en un point d’observation dans la réserve ornithologique de Falguéric (Séné) –

Il s’agit de réhabiliter un château d’eau pour lui attribuer une nouvelle fonctionnalité, intégrée au patrimoine national utilisé.

Utiliser le patrimoine industriel existant et désaffecté pour accueillir les services permet de le sauvegarder. Le château d’eau, par son ancienne fonction avait un rôle vital dans la vie quotidienne, par son apport en eau potable dans les foyers. Il laissera alors sa fonction de bâtiment outil, pour devenir un bâtiment au service de la communauté et gardera sa valeur (fonction) en s’adaptant aux nécessités contemporaines et donc conservera sa place dans la communauté.

De la même façon, ils pourraient très bien être considérés, non plus comme des vestiges sur le paysage, mais comme des éléments d’embellissement, notamment en développant l’aspect créatif ou artistique de son apparence.
Garder la dimension du grand corps, vide de son eau, grande carcasse/structure pleine de la mémoire de cette énergie vitale et de la mémoire que chacun y injecte. L’espace intérieur, sombre et fascinant devient un espace ouvert et lumineux. Il y révèle son histoire par sa structure qui reste à l’état d’origine, avec sa conception particulière et les traces du temps.
Le volume permet de multiples points de vue sur la réserve ornithologique mais également sur le château d’eau lui même.
Le volume existant du château d’eau est un support sur lequel je crée une ouverture pour y accéder, y faire entrer la lumière et l’aménager.

Ensuite j’y associe un volume qui répond au cahier des charges d’un point I et d’observation qui se greffe au support. La greffe permet de servir aux besoins. La cage d’escalier est structurelle, ce qui permet de rééquilibrer les poids de la structure.
La contrainte du volume existant est modifiée et disparait grâce à la greffe. Les deux volumes sont bien distincts, voire en opposition, ainsi leur différence est marquée par leur forme et leur matériau. Le château d’eau, tout en rondeur, composé d’un matériau brut, froid et massif est associé à un volume cubique composé de lattes de bois, légères, aériennes et chaleureuses.
L’apparence du bâti, de jour, de nuit.
Comme point de repère dans l’espace, comme un phare urbain, comme un marqueur paysager, se suffisant à lui-même, à proximité d’une réserve ornithologique, j’ai voulu lui redonner vie.

Le volume existant est percé, métamorphosé. Pour un visiteur averti, il n’est, malgré cela, pas difficile d’entrevoir sa vocation première, on devine son ancienne forme par la continuité des lignes de contour. L’encorbellement, élément le plus visible, est ouvert et montre l’impressionnant volume où était stockée l’eau.

Le château d’eau, dans l’ombre ou l’obscurité, est révélé par l’éclairage intérieur qui crée une onde lumineuse et vivante dans le paysage. Ainsi, la nuit, le volume du château d’eau s’efface pour laisser place à un cube composé de faisceaux de lumières verticales. L’édifice s’éveille et devient un signal pour les habitants, les touristes mais aussi les bateaux.