Caroline Souffir
École Supérieure de design, d’art graphique et d’architecture intérieure – Penninghen Paris
PFE

carolinesouffir.fr
caroline.souffir@yahoo.fr

ARCHETYPES un récit de l’humanité
Texte en français et anglais

Essence du monde, la mémoire collective est contenue dans le cerveau et la matière même de tout ce qui compose l’univers. Tout homme détient une somme de savoirs qu’il partage avec son espèce. En tant que langage visuel universel, la conscience collective s’est constituée au fil des époques et des états d’évolution du monde. Au delà même de la barrière des mots, l’homme communique à partir de concepts, de symboles et d’histoires qui ont fait de lui un être vivant unique, au fil de la genèse du monde.

Le but de cette recherche est de réfléchir sur l’idée d’empreinte et de trace mémorielle, de se questionner autour des notions de connaissance, de diffusion et d’intelligence collective. L’humanité est une somme de savoirs. C’est une construction progressive et évolutive d’une universalité, de paysages communs, d’archétypes qui créent beauté, différence et mystère. Ma thèse est un livre qui tente de faire voyager dans la mémoire du monde. S’appuyant sur les grandes inventions qui ont permit de conserver le savoir, elle propose une immersion à travers des paysages universels, du début de l’humanité à aujourd’hui.

J’ai eu l’envie de raconter UN récit de l’humanité, de donner ma vision, griffonant sur un carnet les souvenirs du monde comme on le fait pendant un voyage. L’idée d’immersion totale, de notes visuelles, de choix, de légendes m’intéressaient d’avantage car aucune objectivité n’est réellement possible. C’est pourquoi, parcourant livres et documents, j’ai choisis des moments clés et ai tenté de les représenter via l’illustration et la typographie main. Symbolisant un parcours initiatique du cerveau à internet, j’ai tenté d’exprimer l’universalité par la spontanéité du dessin en essayant de croquer l’humanité.

 

ARCHETYPES – un récit de l’humanité

The essence of our world, collective memory is held in our brain but represents the very matter of our universe. Each person holds a set of knowledge that they share with others of their species. As a universal visual language, collective conscience is formed throughout the ages and changes in the world. Beyond even the language barrier, man communicates using concepts, symbols and stories that make of him a unique living creature, formed by the world’s genesis.

This research is a reflection on the imprint and trace of memory, a calling into question of the notion of knowledge, dissemination and collective intelligence. Humanity is the sum of knowledge sets. It is a progressive, evolving construction of a universality of common landscapes and archetypes that make up beauty, difference and mystery.

My thesis is an invitation to a journey through world memory. Based on the great inventions that made it possible to conserve knowledge, it immerses the reader in universal landscapes, from the birth of humanity to the world of today.

I wanted to tell A tale of humanity – to give my vision – jotting down memories of the world
in a diary as one would during a journey. I was intrigued by the idea of total immersion, of visual notes, of choice, of legends since objectivity is not a real possibility. That is why I chose key moments while browsing through books and documents and tried to represent them through illustration and hand typography. Symbolizing a rite of passage from the brain to the internet, I have attempted to express universality through the spontaneity of drawing in an effort to sketch humanity.