Bertrand Lanthiez 
ESAG Penninghen / 4ème année


http://www.behance.net/bertrandlanthiez
berbertpk@gmail.com

Le projet sur Behance

 

L’exposition Sound of Threads a ouvert à Reykjavik en Juin 2013. En deux parties distinctes, l’installation avait pour but d’explorer l’impact du son, de la musique, sur nos sens, et leurs interactions. En mettant le public face à — et en phase avec — l’ensemble des canaux qui lui permettent l’accès à une pleine expérience esthétique et sensorielle, se posait la question suivante : comment ouïe, toucher et vue coopèrent-ils, ou au contraire, se brouillent ?

La principale installation était constituée de fils de laine islandaise blanche, s’entrecroisant autour de quatre supports en bois de manière à former une toile. Invisibles au premier abord pour le spectateur plongé dans l’obscurité, les fils étaient ensuite révélés, au rythme de la musique, dans une vidéo-composition diffusée par un projecteur.

Dans une petite pièce attenante à la première installation, le public, par ses mouvements et déplacements, était invité à créer  sa propre « pièce musicale et visuelle ».
Grâce à une installation électrique spécifiquement créée, composée de circuits électriques temporairement fermés, la création de sons et d’images devenait possible par contact avec le corps humain. Par pression ou effleurage de fils de métal venant du plafond, ou encore grâce au mouvement et au poids de leurs pieds nus sur le sol, les spectateurs étaient plongés dont une atmosphère musicale dont ils étaient eux-mêmes les acteurs, les créateurs. Création musicale mais aussi visuelle, car chaque son joué était en outre relié à une impulsion lumineuse multicolore, projetée sur de grands pans de tissu transparents et aériens, eux aussi suspendus au plafond.

Les deux installations ont été pensées comme les deux facettes très différentes, mais complémentaires, d’une même réflexion sur les sens.

Dans la première partie, le public était plongé dans une atmosphère en noir et blanc, en très net contraste entre la lumière et l’obscurité. Il était invité à la fascination de ses sens et à assister à une performance. La deuxième partie en appelait au contraire à la pleine collaboration du spectateur pour exister, celui-ci jouant de son corps et de l’installation comme d’un instrument, le tout dans un univers très coloré.
Le lien entre les deux parties était renforcé par la thématique du fil (conducteur), bien sûr, mais aussi par les morceaux sonores, formés à partir du même thème musical pour l’une comme pour l’autre installation.

 

 

Croquis et tests

 

 

Image de prévisualisation YouTube