Gutleben Sven
ENSA Strasbourg – Projet de Fin d’Etudes


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A Copenhague, la demande en structure artificielle d’escalade est très forte, puisque la ville compte moins d’une dizaine de clubs répartis ça et là dans une ville de 560 000 habitants. Le choix du site découle d’une stratégie économique et géographique simple : répondre à un manque de l’offre en terme d’escalade dans un environnement particulier qu’est le centre ville de Copenhague.

Le site retenu est à la croisée du canal de Nyhavn, sorte de carte postale de la capitale, et du bras de la Mer Baltique qui traverse la ville. Par ailleurs cette zone est à égale distance de trois autres clubs d’escalade environnants et, d’un point de vue stratégique commercial, justifié. Il se trouve également à l’extrémité d’une boucle touristique architecturale mise en place par le centre d’architecture danois et qui met en avant un certain nombre de réalisations et de projets à venir dessinés par quelques-unes des plus grandes agences nationales et internationales (BIG, Lundgaard & Tranberg, MVRDV, OMA…).

Mais au-delà de sa situation spécifique et de sa configuration générale, il présente un enjeu particulier : à cet endroit précis, la ville est actuellement en train de construire une passerelle, censée connecter deux fragments du centre historique. Jusqu’à présent, l’endroit était vierge, un morceau de territoire où rien ne se passait et manquant de connexion avec l’eau.

Vue depuis la terrasse du Théâtre National. La façade est formée par un pliage de béton et de verre qui n’est pas sans rappeler la proue d’un bateau. Au-delà d’un travail de matière, elle accueille un parcours extérieur qui cerne le bâtiment pour proposer au visiteur un espace de contemplation des alentours et par la même occasion une approche différente de l’escalade, avec des vues directes et des échanges à hauteur d’oeil.
Objectifs principaux du projet.
Plan masse et stratégie d’implantation : le projet se situe à la fois dans un centre historique fort et à équidistance de trois autres clubs d’escalade.
Coupes longitudinale et transversale : les espaces ont été aménagés de telle sorte à exacerber les échanges visuels internes. Les murs d’escalade sont de deux natures : les premiers prennent place sur le noyau dur en partie centrale, les seconds sont indépendants et s’installent sur et sous les différents plateaux qui forment l’intérieur du projet, de manière à proposer des hauteurs et donc des difficultés différentes.
Vue depuis le vieux port : le projet prend de la hauteur et redessine le front de mer. Il maintient les activités déjà présentes tandis que la passerelle a été pensée en parallèle au projet, proposant une entrée en rez-de-chaussée surélevé dans la continuité de l’espace public et en renforçant les lignes directrices existantes. Le projet laisse entrevoir un bâtiment manifeste : celui du Noma, meilleur restaurant du monde jusqu’en 2012.
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Le parcours est intégré à la façade, il mène à la fois aux espaces les plus publics du projet (le café et l’auditorium) et à une esplanade en toiture, qui fait office d’espace d’observation des projets architecturaux environnants et qui offre une vue sur l’ensemble du port et de ses activités.
Vue de l’entrée : l’arrivée baigne l’escaladeur dans sa discipline. Le projet accueille également un commerce d’équipement de haute montagne et d’escalade.
Vue sur le café : la boucle extérieure et l’enchaînement des espaces intérieurs débouchent tous deux sur deux espaces au sommet : le café et l’auditorium. Ces espaces complémentaires figurent parmi d’autres (salles d’entraînement, salle de musculation, apprentissage pour les jeunes, crèche, espace détente, sauna, administration), afin de proposer un équipement complet et dédié à la discipline.

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Le volume d’escalade principal est d’un seul tenant malgré les sous-espaces qui le composent. Il maintient des échanges perpétuels avec les autres espaces du projet (ici, en haut de l’image, l’espace administration et l’espace d’apprentissage dédié aux enfants).
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Un des maîtres mots du projet est la transparence. Tant dans les usages que dans la façade. Le projet a été imaginé pour constituer une sorte de vitrine pour la discipline, tant dans son organisation que dans sa pratique.